Catégories

Articles récents

Connectez-vous à Tamtam News

lun. Avr 12th, 2021

Tamtam News

Pariez sur linfo

L’Afrique réagit après le refus de Trump de promettre un transfert pacifique du pouvoir en cas de défaite

6 min read

Le Président américain Donald Trump continue de défrayer la chronique mondiale après son refus de dire s’il passera le pouvoir à son potentiel successeur Joe Biden en cas de défaite à l’élection présidentielle de Novembre. Le Président avait par le passé évoqué la possibilité de reporter les dites élections pour des raisons de coronavirus et disant ne pas avoir foi au vote par poste.

L’Afrique réagit

Les chefs d’Etat d’Afrique n’ont pas commenter la polémique qui est née aux États-Unis après le refus de Donald Trump de d’affirmer pour la énième fois s’il acceptera de passer le pouvoir pacifiquement en cas de vote défavorable.

La plupart de chefs d’Etat ont affiché une certaine réserve préférant ne pas commenter sur une matière de souveraineté américaine. Ce qui n’est pas toujours le cas avec les États-Unis lorsqu’il s’agit des dérapages dans pays Africains. 

Au niveau de la population africaine, la position de Donald Trump suscite entre raillerie et desolation. Beaucoup sont ceux qui parlent d’un monde à l’envers. Il est fort possible qu’un monde différent vienne à émerger au soir des élections américaines. Un monde chaotique où personne ne respecte les droits de personne et où la démocratie aura disparue. Les USA ne sera plus là pour réglementer le monde car son statut d’Etat aura changé.

Des opposants politiques au Benin, au Mali, au Togo et en RDC estiment que le refus de Donald Trump de céder pacifiquement le pouvoir en cas d’échec en Novembre menace le projet de démocratie sur la planète. 

Des analystes estiment que plusieurs Etat d’Afrique, en l’occurrence la Côte d’Ivoire, utilise les prises de position quelque fois anti-démocratique du Président Américain pour perpétrer leur pouvoir. 

Les réactions de Donald Trump laisse le champ libre à des dictateurs de saboter les droits des populations. 

Les États-Unis a toujours été comme une  police face aux aspirations des dirigeants africains qui sont avides du pouvoir. 

Avant la prise de toute décision qui est susceptible d’affecter la démocratie les dirigeants africains ont toujours eu à la vue la réaction des États-Unis. 

Depuis la prise de fonction de Donald Trump, le rôle des USA est en parfaite régression partout dans le monde. 

L’Amérique s’inquiète

Allié du président, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, s’est senti obligé de réaffirmer aux Américains que le résultat du scrutin serait respecté.

« Le vainqueur de l’élection du 3 novembre sera investi le 20 janvier » comme prévu, a tweeté le conservateur. « Il y aura une transition en bon ordre comme tous les quatre ans depuis 1792 », date de la deuxième élection présidentielle des États-Unis avec un mandat de quatre ans. 

Sa grande ennemie, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s’est, elle, scandalisée.  

Il faut « lui rappeler : vous n’êtes pas en Corée du Nord, vous n’êtes pas en Turquie, vous n’êtes pas en Russie M. le président. Et d’ailleurs, vous n’êtes pas en Arabie saoudite. Vous êtes aux États-Unis d’Amérique. Nous sommes une démocratie », a-t-elle martelé en conférence de presse.  

Dans un contexte tendu, à moins de six semaines de l’élection dans une Amérique profondément divisée, le tollé est né d’un court commentaire mercredi soir de Donald Trump, qui joue régulièrement avec l’idée de ne pas reconnaître les résultats de l’élection. Il avait formulé la même menace lors du scrutin de 2016 qu’il avait remporté face à Hillary Clinton.

En réponse à une question, le président a refusé de s’engager à garantir un passage sans violence du pouvoir, quel que soit le résultat de l’élection qui l’opposera au démocrate Joe Biden.  

« Il va falloir que nous voyions ce qui se passe », a-t-il répondu lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche.

Ces transferts de pouvoir sont un pilier de la démocratie américaine. Et donnent traditionnellement lieu à des échanges courtois, parfois touchants et empreints de dignité même entre partis rivaux, comme lorsque George W. Bush avait laissé une lettre à Barack Obama en 2009.

« Menace »

Actuellement en retard dans les sondages, le président républicain se plaint régulièrement des conditions d’organisation du scrutin et affirme que le vote par correspondance est source de fraudes potentielles. Cette assertion n’est pas démontrée, mais le vote par courrier devrait être beaucoup plus utilisé cette année du fait de la pandémie de COVID-19.   

Jeudi, la porte-parole de la Maison-Blanche a réaffirmé que Donald Trump « acceptera(it) le résultat d’une élection libre et juste ».

Le président a semblé la veille appeler à une annulation des bulletins envoyés par la poste. « Débarrassons-nous de ces bulletins et ce sera très pacifique, il n’y aura pas de transfert vraiment, ce sera une continuation », a-t-il dit. Et a répété jeudi, sur Fox News, que les bulletins par courrier étaient « une horreur ».  

Si la Cour suprême décidait que Joe Biden avait gagné, en cas d’une course très serrée, « je serais d’accord avec cela mais je pense que nous en sommes encore loin », a-t-il précisé.  

Le directeur du FBI Christopher Wray a pourtant encore réaffirmé jeudi matin que ses services n’avaient jamais « constaté, dans l’histoire, de tentative coordonnée à l’échelle nationale de fraude électorale pour une élection majeure, que ce soit par courrier ou autre ».  

Joe Biden avait immédiatement réagi aux propos du milliardaire républicain.

« Dans quel pays vivons-nous ? Je plaisante à peine. Je veux dire, dans quel pays sommes-nous ? Il dit les choses les plus irrationnelles, je ne sais pas quoi dire », a déclaré le candidat démocrate.

Le sénateur républicain Mitt Romney, qui s’oppose régulièrement au président, s’est insurgé.  

« Le transfert pacifique du pouvoir est fondamental pour notre démocratie ; sans cela, c’est le Biélorussie. Toute suggestion par un président qu’il puisse se soustraire à cette garantie constitutionnelle est à la fois impensable et inacceptable », a-t-il affirmé sur Twitter.

Et Liz Cheney, l’une des chefs de la minorité républicaine à la Chambre et fille de l’ancien vice-président américain, s’est aussi clairement démarquée jeudi des propos du 45e président des États-Unis. « Le transfert pacifique du pouvoir est inscrit dans notre Constitution et essentiel à la survie de notre république », a-t-elle tweeté.  

Chez les démocrates, l’ancienne rivale du milliardaire Hillary Clinton a dénoncé, sur Twitter, le comportement digne « d’un aspirant dictateur désespéré ». « C’est pathétique. Mais parce qu’il est président, nous devrions prendre sa menace au sérieux ».  

Le sénateur Bernie Sanders a lui longuement pris la parole sur le sujet jeudi, dénonçant une menace pour la démocratie « comme jamais auparavant ». « Il ne s’agit pas seulement d’une élection entre Donald Trump et Joe Biden. C’est une élection entre Donald Trump et la démocratie. Et la démocratie doit gagner », a-t-il affirmé, en réclamant la constitution d’un comité réunissant républicains et démocrates pour surveiller l’élection.

Tamtam News et Lapresse.ca 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Écrire à Tamtam News
1
Écrire à Tamtam
Salut 👋🏼,
Bienvenue chez Tamtam News. Avez-vous une Opinion à faire publier chez Tamtam? tamtamnewsnet@gmail.com.